Examen de certification : Synthèse


En début de semaine, vient d’avoir lieu l’examen de certification « Formateur(trice) Vocal(e) des promotions 2017 (et antérieures) avec un très beau jury, compétent, humain et attentif aux candidats tout le long des 2 jours.


Je voudrais revenir d’abord sur le problème de la notation. Je suis personnellement contre l’utilisation des notes dans le travail scolaire et encore plus dans la pédagogie en général. Comme les stagiaires le découvrent lors de la formation, je ne « corrige » pas mais je renvoie des « commentaires constructifs » qui leur donnent les clés pour évoluer et grandir à partir des erreurs ou des incompréhensions relevées dans leurs devoirs. Bien sûr le ministère de la formation professionnelle dont nous dépendons, reste attaché à la notation pour la passation des examens. C’est juste un outil qui nous est imposé pour remplir le bulletin de résultat… il ne faut donc pas y attacher une importance exagérée et ne pas confondre sa « valeur » personnelle avec le « chiffrage » administratif qui nous est demandé. Un 5/20 signifie simplement que certains outils fondamentaux manquent dans la prestation du candidat pour rester cohérent avec la pédagogie que je défends. Cette note pointe uniquement un déficit de fonctionnement et pas une dévalorisation de la personne. Merci de ne pas se focaliser sur les notes du bulletin !


Et n’oublions pas que l’esprit d’une certification n’a rien à voir avec les objectifs d’une formation. Le but est d’estimer le niveau des compétences acquises du candidat et non plus ses possibilités d’évolution pédagogique. La certification RNCP correspond à un degré d’exigence professionnelle de niveau III (autonomie et indépendance) qui permet de placer sur le marché du travail un(e) formateur(trice) vocal(e) qui doit faire la preuve de sa qualité pédagogique et assumer avec brio les tâches qui lui sont demandées par son élève mais aussi par les partenaires potentiels (producteur, institution, entourage professionnel, etc…). Donc les réflexions du genre « le jury est trop dur » sont hors sujet. Quand le futur formateur sera face à son « client », la compétence seule fera la différence entre l’intervenant efficace… et les autres ! Bien sûr, un jury peut se tromper et c’est pour cela que le choix des jurés est primordial. Raison pour laquelle j’aimerais vous présenter nos 4 jurés de cette semaine :



Edwige Chandelier Après une carrière de chanteuse derrière le micro et sur scène, une carrière de formatrice vocale dans les coulisses de nombreux spectacles et de nombreux artistes, Edwige continue d’enseigner et de transmettre sa formidable expérience professionnelle de la comédie musicale.


Véronique Murillo D’abord musicienne (flûtiste) et comédienne, Véronique devient chanteuse (classique à l’Opéra Baroque de France puis moderne avec un répertoire jazz). Puis elle se forme à la pédagogie et suit l’enseignement des grands spécialistes de la question, aussi bien Joe Estill que Cathrine Sadolin ou David Feron.


David Dauge Chanteur expérimenté et engagé, David crée et monte des spectacles caritatifs d’envergure dans sa région natale. Créateur d’une importante école de chant à Brive, il organise aussi la « Journée Mondiale de la Voix en Limousin ». Il est devenu le responsable des études à l’Ecole Richard Cross et s’occupe de la supervision vocale des stagiaires en formation.


Mark Marian Formé initialement à la comédie musicale au Plymouth State Collège (USA), il continue sa carrière de comédien-chanteur en France dans le cadre de nombreuses productions de comédie musicale ainsi qu’au Japon avec des interventions remarquées sur la chanson française. Il partage désormais son expérience du chant et de la scène grâce au coaching vocal avec de multiples artistes professionnels.


Je me suis rendu compte qu’au fil des années, la formation est devenue très dense et très compacte. Le résultat est que les candidats ont de grosses difficultés à gérer la situation pédagogique en direct avec le chanteur et le piano. Bien sûr le trac intervient lors d’un examen… mais les bons réflexes devraient naturellement résister au stress ! Il nous a paru, au jury et à moi-même, que les automatismes pédagogiques que j’essaie d’inculquer pendant l’année de formation sont loin d’être « automatiques » et qu’une 2° année devient nécessaire pour fixer les choses et permettre aux candidats de se présenter devant le jury avec plus de sérénité.

J’ai donc pris la décision de rajouter un programme complémentaire pour les stagiaires qui ne se sentiraient pas capable de présenter la certification à la fin des 18 séminaires de première année de formation :

- stages trimestriels de supervision pédagogique avec Richard Cross à Paris 11-12-13 février 2019 / 22-23-24 avril 2019 9-10-11 septembre 2019 / 2-3-4 décembre 2019

Pendant 3 jours, du lundi au mercredi, chacun des stagiaires donne 30mn de cours à un chanteur-cobaye (invité par lui ou par l’Ecole) puis Richard analyse « à chaud », dans les 30mn qui suivent, l’intervention pédagogique. Le but est d’aider le stagiaire à construire/vérifier ses habitudes pédagogiques en situation d’enseignement. C’est aussi une manière de réviser l’ensemble des outils vus lors des 18 séminaires et de l’entraîner à faire cours sans stress devant un public au moins 4 fois dans l’année sous la supervision directe de Richard : la meilleure manière de se préparer à l’examen de certification !


- stage personnalisé (facultatif) de supervision piano/oreille avec Alexandra Chabane (Paris) et/ou Sandrine Mistral (Marseille)

- stage personnalisé (facultatif) de supervision vocale avec David Dauge à Brive



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